La parcelle de près de 2,3 ha située à proximité du rond-point dit « du Novotel » et vendue par le conseil général du Loiret au profit de l’enseigne « Terres et Eaux » a été entièrement déboisée. La partie nord de la parcelle contenait des chênes de grande taille, des Robiniers faux acacias ainsi que des bouleaux. Alors que l’emprise au sol du futur magasin doit représenter une surface d’environ 3500 m 2 sur un total de 5000 m2, pourquoi dans ces conditions, n’avoir laissé que 2 à 3 arbres en limite nord de la propriété de Lig-Air ainsi qu’une maigre bande de repousse d’Acacias en bordure de la D2020 ?
Les pouvoirs publics nous parlent de plus en plus de protection de la biodiversité, (agenda 21), du respect de l’environnement et de la réduction du C02. Dans les faits, nous constatons que nous sommes très loin des bonnes pratiques et mesures recommandées.
Pourquoi avoir rasé la totalité des arbres de grandes tailles ? Serait-ce par appât du gain au travers de la vente du bois ?
Un hectare de forêt capte en moyenne sur un an 24 tonnes de C02, soit plus de 48 tonnes de CO2 sur cette parcelle.
Il ne faut pas oublier non plus la perte de l’habitat des oiseaux, reptiles et petits mammifères que la destruction de ce lieu de nature a engendré.
Pourquoi avoir choisi ce lieu boisé alors qu’à 1100 mètres de ce terrain, l’ancien centre d’enfouissement technique classé 3 (déchets ultimes et inertes) route de Concyr, situé en face de l’hôtel Campanile aurait pu accueillir cette grande surface. Ce lieu ré-engazonné depuis plusieurs années convenait particulièrement pour cette nouvelle construction sans s’avérer préjudiciable pour la nature.
Arrêtons le massacre ! Un département tous les 7 ans disparaît sous le poids du béton et du goudron. Il y a de multiples sites qui pourraient êtres réaffectés (nombreuses friches industrielles et commerciales) pour la construction de nouvelles entreprises. Ces lieux reconvertis éviteraient les destructions de terres riches en biodiversité et définitivement saccagées.
Une loi devrait interdire la construction de zones d’activités et d’habitations sur des parcelles boisées.
Comme nous le rappelons ; les bois et forêts sont de véritables réservoirs de biodiversité et captent efficacement le C02 et la pollution de l’air (particules fines) liée à la combustion des moteurs diesels et des chauffages urbains.
Une véritable réflexion doit être faite dans ce sens à travers les PLU et les agendas 21 locaux et départementaux.
Philippe Lorme pour le MNLE