Remarques du MNLE 45
Une fois de plus le Loiret risque d’être le dépotoir des déchets dont les départements voisins veulent se débarrasser sans courir le courroux de leurs populations.
En quelque année après l’agrandissement de la décharge de Chevilly sur la D 97 et la création de celle de Bucy St Liphard, Boimorand deviendrait le 3 eme point de concentration de nombreux déchets collectés dans un rayon de plusieurs centaines de Km. Il est évident en effet, que l’importance des tonnages mis en œuvre pour être rassemblés dans ce lieu ne peut qu’être la conséquence de la volonté de prospecter large.
Va-t-on couvrir au fil du temps, en profitant de la complaisance de certaines autorités, ce département d’une multitude de dépotoirs qui détruiraient les paysages tout en y générant de multiples pollutions dépréciatives pour la valeur de l’immobilier existant et en y créant des pollutions pénalisantes, odeur, papiers volants, risque pour les eaux de nappe.
Car l’expérience des installations existantes montrent que ces inconvénients ne sont pas que le reflet d’esprits top circonspects.
Nous savons que des incendies se sont quelques fois produits et que la géomenbrame de protection a pu être endommagée. Dans ces sortes d’incidents, les lixiviats (résidus liquides des eaux de pluie) contaminés par les nombreux toxiques emmagasinés dans les déchets entrent directement en contact avec le substrat sous jacent. Certes, on nous dit que la couche d’argile est suffisante pour éviter toute pénétration en profondeur. Cette affirmation n’est pas exacte. On nous nous aussi que, suivant le type d’argile et sa densité, la percolation des liquides peut être plus ou moins ralentie. Toutefois à plus ou moins long terme cette strate finira par être traversée et la pollution se rependrai dés lors sans obstacle. Et l’eau ; c’est un des éléments sans lesquels la vie sur terre ne pourrait se maintenir. Préserver sa disponibilité et sa potabilité dans tous ces paramètres, c’est donc une nécessité dont il est impossible de ne pas tenir compte à l’heure ou malheureusement ce liquide se fait de plus en plus rare. Par ailleurs, il n’est pas extraordinaire d’imaginer que les promoteurs de tels projets aient la préoccupation de rentabiliser au plus vite leurs installations ( 15% de rendement exigés, nous dit on).
Ainsi sont-ils portés à vouloir accumuler le maximum de détritus dans l’espace dont ils disposent. Dans cette optique quelques entorses à la réglementation préfectorale, pourtant édicté en bonne et dûe forme ne sont pas très dérangeantes : ex : lors de la mise en œuvre de la décharge de Chevilly précédemment citée, a-t-il été constaté que la profondeur des alvéoles avaient très largement dépassé la cote préalablement déterminée. Rien ne dit qu’une telle exagération ne saurait se reproduire dans le cas présent.
En tout cas ; à surveiller si par extraordinaire, feu vert était donné à cette excavation.
En outre, sans entrer dans le détail, d’autres l’on dit .Force est de constater que les documents soumis au public fourmillent d’imprécisions qui ne permettent pas de se faire une opinion correcte des dégâts sur le milieu naturel et sur les répercussions engendrées par certaines pollutions sur les populations
Enfin, on nous dit que cette » canche » est nécessaire afin d’éviter que la collecte de déchets dans un périmètre suffisamment proche, doive ensuite se reporter dans un endroit plus lointain.
Mais fallait-il alors lui donner cette dimension ? En fait ; il semble bien que se lieu ait été choisi, parce que ce département s’ouvre avec trop de facilité à l’apport de ces substances particulièrement indésirables.
En conclusion limiter les déchets, produire durable, tels doivent être les préoccupations primordiales du traitement des objets usagés.
En fonction de toutes ses considérations, notre association se prononce fermement contre cette installation, et souhaite vivement que Monsieur le commissaire enquêteur se détermine dans le même sens.
Le secrétaire MNLE 45
Pierre Pothée