Orléans le 25 Juillet 2013 Lettre ouverte
à Monsieur Charles—Eric Lemaignen et Monsieur Serge Grouard
Monsieur le Président, Respectivement Président de l’Agglo d’Orléans et Monsieur le Maire, Maire d’Orléans '
Dans la République du Centre du l3 juillet dernier; ainsi que dans la Tribune d’Orléans du 18/07, nous
relevons que la question d’un contournement d’Orléans réapparaît dans les préoccupations des autorités locales à l’occasion d’une étude qui serait envisagée sur les déplacements dans « l’aire urbaine Orléanaise >> ; l’encombrement dans la ville ne cessant de s’accroître : hausse de 3,3 % en 2012 bien supérieure aux 2 % annoncés dans les années antérieures.
Permettez-nous de vous dire, à vous, Monsieur Lemaignen, et à vous, Monsieur Grouard, qui affirmaient « le sujet, c’est la fluidité de la circulation » (et sur ce dernier point, nous en sommes bien d’accord), que nous avons fait depuis longtemps une proposition étayée (voir notre « feuille d’infos> N° 3 du 3 eme, trimestre2006) permettant de réaliser un tel dispositif sans pour autant porter atteinte à l’habitat existant et ceci, tout en serrant au plus près les contours de l’Agglomération. Ce tracé tient la route (sans jeu de mots) car il permettrait de collecter en outre (avantage non négligeable) au passage les innombrables camions citerne fréquentant journellement le terminal pétrolier de Semoy, ainsi que les bennes à ordures sortant du CET de Saint-Lyé-la-Forêt au niveau de la D97 ; ce qui libèrerait d’autant la présence de ces deux types d’encombrants sur les voies abondamment fréquentées du Nord de la localité Fleuryssoise.
Cette tangentielle bis, comme nous l’avons nommée aboutirait au nord de Saran à l’échangeur de Gidy déjà prévu, lui, indépendamment, sur l’Al10.
Le seul inconvénient que l’on pourrait relever dans cette proposition serait la traversée de l’aire militaire dite« de Cercottes », mais cet obstacle pourrait être « contourné » si l’on peut dire, par un passage en dénivelé surmonté de quelques passerelles à niveau, puisque, apparemment, ce terrain n’est plus utilisé depuis longtemps par les engins blindés de fort tonnage. Toutes fois, en dernier ressort, si l’on pensait la chose nécessaire, une plateforme plus élargie surmontant la traversée pourrait éventuellement être envisagée.
Nous comprenons le dilemme dans lequel se trouvent nos responsables locaux, car, en dehors de cette suggestion, effectivement, il y a aucune autre solution raisonnable possible. Ne conviendrait-il pas donc, dans une telle conjoncture, de prendre enfin la décision qui s’impose (et qui deviendra de plus en plus urgente) dans les meilleurs délais possibles. Dans les conditions que l’on connaît, serait-il tellement difficile que nos responsables locaux, qui sont tous du même « bord » politique, y compris ceux du Conseil Général, se mettent enfin d’accord pour aboutir sur un projet commun qui désencombrerait les bordures périphériques internes de la ville et donc faciliterait
d’autant la fluidité espérée. Bien entendu, comme nous l’avons suggéré une seule traversée en sous-fluvial du fleuve ligérien pourrait amplement suffire (tout en permettant de considérables économies) à la réalisation d’un tel dispositif.
En tout cas, même dans l’hypothèse où certaines réflexions mèneraient à quelques atermoiements, cela coûterait-il beaucoup, comme nous l’avons demandé depuis longtemps, de préempter les terrains situés sur le corridor de passage de cette voie complémentaire afin que d’éventuels édifices ne viennent dans le futur, compliquer et retarder cette opération.
Veuillez agréer Messieurs les responsables locaux, les salutations d’une association qui se soucie beaucoup des implications de notre environnement sur notre vie de tous les jours.
Pour le MNLE 45
Le secrétaire : Pierre Pothée
PS : Ce n’est pas de gaieté de cœur que notre association est amenée à formuler cette proposition. Mais entre le surencombrement de la ville en véhicules motorisés et ses gaz nocifs et à effets de serre et la réduction de quelques espaces boisés en frontière de forêt, le choix était à faire vers le moins contraignant. Or, la loi, aujourd’hui, oblige impérativement au remplacement en d’autres lieux des parties supprimées. Le dommage, si l’on peut toutefois le considérer comme tel, serait donc à relativiser.