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Texte agenda 21 Loiret. Le point de vue du MNLE 45. Agriculture et biodiversité.

Publié le 13 Février 2014

L’agriculture biologique ne représente que 0,9 % de la surface agricole utile dans notre département, malgré une demande de plus en plus importante des consommateurs qui recherchent des produits sains pour leur santé, respectueux de l’environnement et provenant d’une exploitation de proximité.

Actuellement 25% des fruits et légumes bios consommés en France sont importés, l’impact carbone et des contrôles trop peu sérieux en sont les conséquences.

Aujourd’hui de jeunes agriculteurs qui désireraient se lancer dans l’agriculture bio sont confrontés à plusieurs problèmes : Le manque de terres disponibles et le coût de plus en plus élevé du foncier et de l’installation due à l’équipement.

Les aides de la PAC sont maintenant proportionnelles à la surface sans considération du type de production comme par le passé (antérieurement à 1992). L’agriculture biologique qui ne s’étend que sur de petites surfaces, quelques hectares tout au plus, est de fait largement pénalisée par rapport aux grandes exploitations, notamment céréalières. Il faudrait donc que les départements qui souhaitent voir se développer ce mode de production durable, aident les jeunes exprimant la volonté de s’installer (prime à l’installation), mais pas seulement ; il faudrait aussi que le département en lien avec les SAFER, puisse acquérir des terres, particulièrement dans les espaces réservés de protection des forages disponibles afin de les rétrocéder à ces futurs agriculteurs et ce, à un prix raisonnable. (Réserves foncières pour l’agriculture et non pour le bétonnage !).Ces derniers jouent un rôle considérable dans notre environnement. Les agrobiologistes sont les garants de la protection de la biodiversité et de la qualité de l’eau.

Nous connaissons tous les causes de l’effondrement d’une part de la biodiversité animale et végétale dans notre pays : biotopes modifiés, refuges et niches écologiques détruits, appauvrissement variétal des plantes cultivées aujourd’hui, et d’autre part, les conséquences induites : destruction d’emplois, pollutions des nappes phréatiques et des eaux de surface, affaiblissement de nos immunités par l’antibio résistance, contamination par les pesticides d’où : cancers, perturbations endocriniennes, obésité etc. ;… Ces effets, particulièrement négatifs ont un nom : c’est l’agriculture productiviste (agro business) soumise aux dictats des industriels de l’alimentation et de l’agrochimie qui pour satisfaire leurs appétits financiers tendent à s’accaparer à leur profit la production des semences et la dénaturation des végétaux en transformant leur ADN pour en faire des OGM.

Seule une volonté forte de nos politiques pourrait changer ce cap. Les consommateurs sont prêts à consommer mieux et demandent des produits naturels en production locale.

La politique départementale à toute sa place pour initier ce changement. Elle doit tout faire pour œuvrer dans ce sens et donner une impulsion vers le pouvoir institutionnel. Ceci est capital pour nous tous et les générations à venir.

L’agglo, de son côté doit développer beaucoup d’exploitations en production bio fruitière et maraîchère dans toutes les communes qui la composent. Ces exploitations renouvelleraient

la production locale, augmenteraient le nombre des étals des marchés de producteurs

et préserveraient l’environnement du bétonnage intensif qui détruit tout actuellement.

C’était une volonté du Président de l’Agglo. Qu’en sera t-il ?

Philippe Lorme

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