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La Loire : un lieu de nature menacé.

Publié le 13 Décembre 2012

La Loire : un lieu de nature menacé.

A propos du pont de Jargeau.

Et voici que la traversée du fleuve, en suspend depuis des années, revient au premier plan.

Et d’abord, ce passage est-il une nécessité ?

A cette interrogation, le MNLE Loiret répond oui sans hésiter. Pourquoi ?

Parce que les populations de cités de plus en plus surpeuplées ont droit à un minimum de qualité de vie et que notre association estime légitime que cette aspiration reçoive satisfaction. Or, plus une localité héberge un nombre important d’habitants, plus le nombre de véhicules circulant prend de l’ampleur (logique avec des flux de déplacement en accroissement de 2% par an, malgré les fluctuations du prix des carburants), et plus les encombrements, les bruits et les pollutions aériennes sont en augmentation.

Ces phénomènes sont évidemment partie prenante des habitants de Jargeau et d’Orléans (ville également concernée parce qu’elle est aussi submergée par quantité d’engins motorisés dont il convient de les inciter à se détourner des voies d’évitement à aménager ou à construire).

Ceci dit, est ce le lieu et le meilleur moyen à la fois structurel et financier ? Nous disons non. Un pont c’est le plus souvent une défiguration de site. Et n’oublions pas qu’il ne serait pas le seul dans le parcours du fleuve d’est en ouest : il en est prévu un à Sully, un autre près de Meung, un autre à Combleux et un autre pour la réalisation du projet LGV Paris-Lyon qui doit traverser le Loiret (peut être à distance plus ou moins proche de Jargeau) ; au total cinq. C’est énorme ! Où allons-nous ?

N’y a-t-il pas un pont de trop dans tous ces projets. Car il nous semble bien qu’en réunissant le projet de l’agglo ( Combleux) et celui du conseil général ( Jargeau) on peut faire d’une « pierre deux coups » et même trois, en considérant (A), les économies sur les matières premières ( béton, acier ) (B), celles en énergies et effets de serre (GES), fabrication du ciment et enfin (C), en supprimant 50% de l’impact visuel sur le fleuve, tout ceci dans la conformités des recommandations du Grenelle de l’Environnement. Y a-t-il impossibilité que les deux collectivités précitées concluent entre elles un accord sur un seul et unique projet puisque le lieu que nous suggérons pour cette réalisation se situerait approximativement sur le fleuve à mi chemin entre les deux projets en cours et que les objectifs mis en avant officiellement vont dans le même sens : désengager les localités concernées, le tout aboutissant à rejoindre la D2020 par contournement au sud de St Cyr en Val avec éventuellement une dérivation rejoignant, elle la Ferté St Aubin. Certes, il y aurait deux ou trois kilomètres supplémentaires à parcourir dans l’un et l’autre cas, mais qu’est ce que ce léger inconvénient eu égard aux gains de sécurité, aux temps économisés et aux économies de carburant sur un parcours dépourvu de nombreux blocages engendrés par les encombrements.

De plus, non seulement les dégâts portés à l’environnement seraient réduits de 50 %, mais n’affecteraient aucunement l’habitat. Seul Chécy verrait sa gendarmerie concernée, mais son déplacement est semble, t-il, déjà prévu dans les cartons, puisque le trajet jusqu'à la tangentielle se déroulerait uniquement en zone agricole (voir photographie des lieux jointe).

Ils le seraient d’autant moins d’ailleurs que la traversée de Loire pourrait s’effectuer en sous-fluvial (des réalisations de ce type existent à Bastia, Copenhague et à la Havane).

Encore faudrait-il que les autorités locales initiatrices consentent à réaliser une étude pour ce faire. Mais jusqu’ici, chacune des deux parties restant sur « leur quant à soi », sans doute pour se prévaloir de l’aboutissement de leur propre conception ; rien n’est intervenu.

En conclusion, un passage à l’est d’Orléans et à l’ouest de Jargeau est indispensable ; mais en un autre lieu que celui décrit ici, à savoir, à la limite des communes de Mardié et Chécy et par une traversée en mode sous fluvial. Cette préconisation, en unifiant les deux projets, permettrait aux deux collectivités précitées, de réaliser une économie substantielle propre à satisfaire d’autres besoins dans un pays en pleine crise financière. L’heure n’est plus, et pour longtemps aux réalisations somptuaires ou spectaculaires : modération SVP.

Le secrétaire MNLE45

Pierre Pothée

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