L'aspect financier.
13 à 14 milliards d'euros y seraient consacrés alors que RFF est déjà en déficit de 28 milliards. Et de son côté, le pays est endette' de 1.600 milliards d'euros. Envisager ce projet contribuerait encore à accroître ce déficit. Il ne serait donc envisageable que si ceux qui sont à l'origine de cet énorme déficit et qui l'ont utilisé pour leur propre compte seraient contraints de le restituer pour le ramener à un niveau acceptable. Une telle solution ouvrirait la possibilité de remettre en service également les petites lignes dont les relations locales ont besoin.
L'aspect environnemental.
Environ 9.000 ha de terre au total seraient stérilisés de façon irréversible par la création de cette ligne, alors que nous perdons la valeur d'un département sous l'effet de l’urbanisation (pour le Loiret : 1.000 ha). Quel que soit le tracé ; ce sont des paysages qui seraient ravagés. Même si le tracé est qui épargne à la fois la Sologne et la forêt d'Orléans était adopté ce serait d'autres sites remarquables du côté de Nevers, de Mâcon et de Lyon qui subiraient le même sort et dont certains sont protégés. Concernant le tracé ouest, le projet prévoit que la ligne longerait les autoroutes A10 et A71. Il faut savoir qu'il quitterait cette autoroute A71 sur une bonne trentaine de km. Autrement dit dans une partie de la Sologne qu'il détruirait. Un nouveau pont traverserait la Loire et empièterait sur la réserve de la pointe de Courpin. Quel que soit le tracé, quatre ponts seraient construits sur la Loire, l'Allier et la Saône. La LGV passerait dans des zones inondables et dans des bassins hydro géographiques importants comme la nappe de Beauce.
Les dégâts urbains.
La LGV devrait pour rejoindre les gares existantes traverser des zones densément habitées.
l) Gène considérable pour les personnes qui ont fait le choix de vivre à la campagne. 2) Bruit : des pics De 85 dB ont été enregistrés lors du passage d'un TGV roulant à vitesse maximale. 3) Risque d'expropriation et de destruction de l'habitat urbain dommageable et traumatisant pour les populations. Une association du sud parisien dite CASVS propose, elle, de passer en tunnel. Ce serait sans doute une bonne solution si les concepteurs du projet devaient persister malgré tout dans la poursuite de leur objectif.
Les gaz à effets de serre.
L'impact que génèrerait cette construction ne peut avoir que des conséquence en production de GES (circulation des nombreux engins de transport, masses considérables de béton., dépense d'énergie construction des rames et des voies etc...) ; des effets qui contribueraient (joints à tous ceux déjà en œuvre dans les pays du tiers monde qui ont bien le droit de s'équiper eux aussi) à ajouter quelques dixièmes de degrés au réchauffement climatique général avec toutes les conséquences que l'on constate un peu partout présentement.
Ne conviendrait-il pas, dans ces conditions de modérer quelque peu nos ambitions pour que ces peuples puissent nous rejoindre ; ce qui serait à coup sûr permettre un meilleur équilibre mondial susceptible en conséquence de nous assure une paix durable. Telles sont les réflexions que nous inspire ce projet et que nous soumettons à l’appréciation des populations concernées.